Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.
Par @line
- "La femme qui en savait trop" de Nader Saeivar, Jafar Panahi.
Avec Maryam Boubani, Nader Naderpour, Abbas Imani...
Je vais être totalement partiale...car j'aime le cinéma iranien! Ce cinéma vous
prend aux tripes en racontant sa société avec courage droit dans les yeux, sans concessions et avec clairvoyance. L'avenir les femmes le feront, elles le tracent déjà ! 🎥❣️👀🎞️
Valait-il la Palme d'Or reçue à Cannes 2025?
Au plan esthétique c'est un peu plus proche d'une Télénovela. Rien de neuf. Le fait de filmer l'univers violent de la société iranienne dans les conditions que l'on sait, suffit.
Toutefois, le miracle de la conclusion de ce long metrage releve du fabuleux :
le rejet de l'adolescente de toute vengeance, accompagné à l'expression de sa danse. La beauté transcende toutes les haines, emporte la jeune fille dans un souffle de vie qui balaye tout sur son passage, ouvre grand les portes de l'avenir.
Une fin sublime où l'on retrouve enfin LE cinéma et qui sauve ce film entier.
- "Valeur sentimentale" de Joachim Trier
Avec Renate Reinsve, Stellan Skarsgård, Inga Ibsdotter Lilleaas...
Grand prix du festival de Cannes 2025 mérité...
Un très beau titre qui désigne autant ce que représente la maison, que ce qui unit les membres de la famille qu'elle réunit en cette " Valeur sentimentale", une histoire universelle d’une grande sensibilité sur le manque d’amour ou le mal-amour.
Les ombres du passé, celles du cœur avec des personnages attachants dans leurs failles, comme dans leurs combats, que ce soit ceux du cinéma ou du théâtre, avec une mise en abîme ingénieuse entre la vie et le cinéma, sur l’art qui guérit les maux de la vie.
Joachim Trier dénoue avec beaucoup de pudeur la complexité des rapports familiaux et des blessures intimes, distillant tout doucement l’émotion tout du long et susciter la nôtre....!
Stellan Skarsgard est un acteur suédois éblouissant, que l'on a plaisir à retrouver ici.
- " Nouvelle Vague" de Richard Linklater
Avec Guillaume Marbeck, Zoey Deutch, Aubry Dullin...
L'histoire de " À bout de souffle " racontée à la façon et selon le style de Godard...
Je ne suis pas une fervente admiratrice du réalisateur, je lui préfère le plus classique Chabrol ou le romanesque et précieux Rohmer pour cette période du cinéma français qualifié par Françoise Giroud de "Nouvelle Vague". Toutefois, ce film hommage est très réussi et permet sans doute de mieux comprendre l'approche artistique du cinéaste, si singulier dans l'exercice de son art, économe en tous points jusqu'au bout de sa carrière, intransigeant avec sa caméra, son œil.
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