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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.

"À la fin, ils meurent" : quand les contes cessent de mentir

"À la fin, ils meurent" : quand les contes cessent de mentir
"À la fin, ils meurent" : quand les contes cessent de mentir
"À la fin, ils meurent" : quand les contes cessent de mentir
"À la fin, ils meurent" : quand les contes cessent de mentir
"À la fin, ils meurent" : quand les contes cessent de mentir
"À la fin, ils meurent" : quand les contes cessent de mentir
"À la fin, ils meurent" : quand les contes cessent de mentir
"À la fin, ils meurent" : quand les contes cessent de mentir
"À la fin, ils meurent" : quand les contes cessent de mentir
"À la fin, ils meurent" : quand les contes cessent de mentir
"À la fin, ils meurent" : quand les contes cessent de mentir

Pour ceux qui comme moi auront lu Bruno Bettelheim dans les années 70 et sa " Psychanalyse des contes de fées " le sujet n'est pas nouveau. 
Pour autant, il n'est pas forcément connu du grand public à moins peut-être d'avoir lu la bande dessinée éponyme de Lou Lubie d'où est tirée cette pièce, que je n'ai pas eu le loisir de lire encore...
Aussi ai-je abordé cette proposition de mise en scène théâtrale d'Antoine Brin d'" À la fin ils meurent tous" avec grande curiosité et de nombreuses attentes.

Dès les premiers instants, le ton est donné, la salle prise à témoin : le jeu des comédiens allie entertainment et divertissement vif et piquant tout en l'invitant à exercer un regard critique sur ces histoires qui ont façonné son imaginaire collectif depuis l’enfance. 

On rit de choses profondément violentes — féminicides, incestes, rapports de domination, morale punitive. Et c’est précisément là que le spectacle est le plus fort. La pièce ne se contente pas de faire sourire, parfois rire de ces contes de fées ; elle les démonte, oblige le spectateur à regarder en face ce qu'il accepte depuis trop longtemps, sans poser de questions.
 
Le rythme est vif et manifestement la belle énergie collective sur le plateau séduit, même si le plus souvent, on  peine à tout comprendre. 
Les interprètes passent d’un rôle à l’autre avec une aisance désarmante. Ils feuillettent à grande vitesse le livre d’histoires comparant Charles Perrault, Hans Christian Andersen, les Frères Grimm, d'un conte à l'autre dans un rythme soutenu, parfois presque excessif, dans une urgence à dire, à transmettre, à bousculer et secouer l’imaginaire enfantin des spectateurs. 

Outre que cette pièce rappelle que les histoires que l’on raconte aux enfants disent beaucoup de la société que l’on construit, une question persiste : pourquoi avons-nous tant adouci ces récits ? Et surtout, qu’avons-nous perdu — ou caché — en le faisant ?

Cette invitation à réfléchir est l'audace de la proposition malgré un sentiment premier d'être restée sur la faim. 

C'est à la Manufacture des Abbesses 
Jusqu'au 25 février 2026
7 rue Véron
75018 Paris

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