Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.
Par @line
Samuel Pallache, c’est ce moment de l’histoire où quelqu’un s’est dit : “Et si on mélangeait rabbin, espion, pirate et diplomate… et qu’on voyait si ça passe ?” Spoiler : ça passe !
Né vers 1550 du côté de Fès, il commence tranquillement… en fuyant l’Inquisition espagnole. Ambiance. Très vite, il comprend un principe simple : si le monde est chaotique, autant être celui qui facture le chaos.
On le retrouve représentant officiel du sultan du Maroc (Zidan Abu Malli), puis corsaire officieux contre l’Espagne — ce qui est une manière élégante de dire “pirate avec autorisation morale vaguement imprimée”. À 60 ans il attaque des bateaux, négocie des traités *, et probablement rédige ses lettres diplomatiques entre deux abordages.
À Amsterdam, il joue les respectables marchands. À Londres, il se fait arrêter pour piraterie — ce qui, honnêtement, était un peu prévisible. Mais là où un pirate classique finit en décoration de potence, Pallache sort la carte magique : “immunité diplomatique.” Et les Anglais, un peu confus (ou fair play?) répondent : “… bon, d’accord.”
C’est littéralement un homme qui pouvait couler votre navire le matin et négocier un accord commercial l’après-midi. LinkedIn n’était pas prêt.
Il meurt à Amsterdam, sans fortune mais respecté par tous — preuve que si vous survivez assez longtemps à vos propres contradictions, les gens appellent ça du génie.
Conclusion : Samuel Pallache n’a pas eu une carrière. Il a eu plusieurs identités qui partageaient le même corps et un excellent sens du timing.
Pour ceux qui douteraient de l'existence d'un tel homme, rendez-vous au cimetière de la communauté juive portugaise près d'Amsterdam à Ouderkerk aan de Amstel où vous verez sa pierre tombale.
* Tel le "Traité d’amitié et de libre-échange" qui fut le 1er accord reconnaissant le libre-échange entre les Pays-Bas et le Maroc, qui permit au sultan d’acheter des navires, des armes et des munitions des Hollandais.
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