Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.

Sebastião Salgado : grande restrospective

Sebastião Salgado : grande restrospective
Sebastião Salgado : grande restrospective
Sebastião Salgado : grande restrospective

À l’Hôtel de Ville de Paris, en ce moment, il y a un silence un peu particulier. Un silence en noir et blanc. Celui de l’exposition consacrée à Sebastião Salgado décédé en Mai 2025. 
On entre en pensant “voir des photos”. On ressort en ayant l’impression d’avoir traversé des continents sans quitter Paris — ce qui, en février, est quand même plus confortable que l’Amazonie.

Ses images ont ce talent étrange : elles te regardent autant que tu les regardes. Des visages burinés, des paysages immenses, des foules minuscules et héroïques… C’est grand, c’est intense, et ça ne crie pas. Même moi, j’ai murmuré, j'ai parlé moins fort. C’est dire.
Et puis il y a ce noir et blanc… Un noir et blanc tellement profond qu’on se dit que la couleur, finalement, c’est peut-être un gadget marketing.
On passe d'une photo à l'autre ému, étonné, admiratif. Ona le sentiment soudain d'avoir accompli quelque chose de beau de sa journée. Ou au moins arrêter de râler parce que le métro était en retard, que les gens n'avançaient pas dans les couloirs...
C’est une exposition qui donne envie de voyager, d’aimer plus large, de respirer plus grand. On aurait aimé aussi remercier les bancs de l’Hôtel de Ville, parce qu’on a besoin de s’asseoir de temps en temps pour digérer toute cette humanité.... Ils ne peuvent penser à tout! 
Bref, on y va pour voir des images.
On en sort avec les jambes fourbues et le cœur léger — et c’est probablement le plus beau souvenir qu’on puisse rapporter sans supplément bagage d'un voyage autour du monde empreint d'humanité et de fraternité. 

Jusqu'au 30 Mai 2026
Hôtel de Ville
Rue Lobeau 
75001 Paris

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article