Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.
Par @line
Né en 1914 à Moscou, fils d’une danseuse juive et d’un aristocrate russe - couple illégitime- Sylvin Rubinstein grandit en Pologne dans l’entre-deux guerres. Sa passion? La danse flamenco. Sa sœur jumelle Maria et lui forment un duo qui écume les capitales d'Europe... et qu'importe la révolution russe ou les pogroms dont sont victimes les juifs, pour Sylvain, la vie, c'est le Flamenco !
Mais voilà. Le bruit des bottes, les brutalités et interdictions nazies rattrapent le couple, leurs vies bascule, leur ascension artistique est stoppée.
Sylvain l'innocent traverse la guerre, se transforme en assassin et se vivra en hyène jusqu'à la fin de sa vie.
À partir de cette histoire vraie -celle de héros oubliés- "Dolorès" écrit par Yann Guillon et Stéphane Laporte, à travers rencontres, alliances improbables — notamment avec un officier allemand lui-même engagé dans la résistance — et actes de plus en plus risqués, la pièce tisse un récit haletant, celui de Sylvin allias Imperio.
Mais "Dolorès" prend une dimension encore plus saisissante lorsque Sylvin endosse l’identité de sa sœur disparue. Ce basculement, à la fois troublant et profondément émouvant, interroge la mémoire, le deuil et la reconstruction. Jusqu’où peut-on aller pour faire vivre ceux que l’on a perdus ? La réponse, ici, est aussi poignante que dérangeante.
La mise en scène de Virginie Lemoine choisit la sobriété, la danse mêlée au jeu théâtral pour mieux laisser éclater la force du texte et du jeu des comédiens.
Si l'introduction est un peu lente, les interprétations deviennent plus habitées dès l'entrée en scène de l'officier allemand-résistant, où une tension constante s'installe et ne retombe plus.
Chaque scène dès lors semble chargée d’une urgence, d’un besoin vital de raconter la manière dont la pièce mêle l’intime et l’Histoire. "Dolorès" n’est pas seulement un récit de guerre : c’est une exploration de l’identité, du courage et de la mémoire. Une pièce poignante qui serre le cœur, dérange et ne laisse pas indifférent. Une plongée bouleversante dans un destin hors du commun, aux rencontres providentielles, aux solidarités peu racontées.
À voir absolument si vous aimez les récits forts, les personnages complexes et les émotions qui restent longtemps après le rideau.
La salle remplie de nombreux jeunes gens a applaudi très longuement l'ensemble des comédiens, l'émotion des comédiens et du public était palpable. Très touchant dans une période où l'on parle beaucoup d'antisémitisme... J'y vois une résistance choisie, culturelle, affichée. Merci.
Jusqu'au 17 Mai 2026
Au Théâtre La Bruyère
5 rue La Bruyère
75009 Paris
Grayscale © 2014 - Hébergé par Overblog
/image%2F0707294%2F20260402%2Fob_7dd502_1000154989.jpg)
/image%2F0707294%2F20260402%2Fob_112a43_1000154999.jpg)
/image%2F0707294%2F20260402%2Fob_9b3851_1000154987.jpg)
/image%2F0707294%2F20260402%2Fob_dde25b_1000154984.jpg)
/image%2F0707294%2F20260402%2Fob_80e902_1000154991.jpg)
/image%2F0707294%2F20260402%2Fob_9f91e2_1000154988.jpg)
/image%2F0707294%2F20260402%2Fob_9f7d7d_1000154985.jpg)