Depuis avril... je vous ai offert
en direct des images de ma ville natale : Essaouira, autrefois appelée Mogador.
Mes ancêtres (côté père et mère) sont enterrés depuis plus de deux siècles dans le vieux cimetière de cette ville qui fut autrefois le plus grand port de pêche du Maroc.
Aujourd'hui c'est une station balnéaire réputée dont de nombreux étrangers sont entichés au point d'avoir racheté la majorité des Riads aux autochtones.
Chassés du centre ville -de l'intérieur des remparts- les Souiris se sont installés dans des appartements et des maisons au confort moderne, à la périphérie de la vieille ville, la médina, ceintrée
de remparts.
Les étrangers demeurent donc entre eux -une vraie !ndianerie, disons le- dans leur petit Saint Tropez marocain où ils font flamber le prix du m² plus que de raison.
Ils se joutent les uns les autres, font du Bed and Breakfast espérant vivre de leurs rentes, croyant au miracle de l'argent facile.
Souvent, je suis interrogée : pourquoi n'avoir pas acheté de pied à terre dans cette ville restée symbole d'une vie harmonieuse entre communautés religieuses, bien avant l'indépendance du
pays...
Hé bien, c'est tout simplement que mes rêves à moi, je les emmène avec moi comme la poussière à mes pieds, partout où je vais... et ce qui se rêve, ne se possède pas.
J'aime passionément cet endroit que Jean-Luc m'a fait découvrir voilà 8 ans.
J'ai ressenti de suite au creux du ventre que j'appartenais à cet endroit là, alors qu'une foultitude d'histoires resurgissaient à ma mémoire, me faisant reconnaître des lieux jusques là
imaginés.
Familière, Essaouira l'a été dès le premier moment du retour, de la découverte, bien qu'après tout, je n'y avais fait que mes premiers pas...
J'aime le bruit de la mer qui se fracasse contre les rochers, la chaleur de l'été que rafraîchit le vent, les bleus et roses qui aquarellent les ciels sur fond de muézine... dans la douceur de la
nuit, au petit matin froid, désert, près du port.
Cette fois ci, j'accompagne Régine.
Et, là, je re-boucle une histoire, la mienne, un peu de la sienne aussi beaucoup de ceux qui me sont chers aussi.
C'était l'article d'introduction à ce blog en avril et mai 2007.