Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.
Par @line & Jean-Luc
Le 26 novembre dernier nous quittions Paris, il neigeait... Vous vous en souvenez amis-lecteurs ? Depuis, nous nous sommes efforces de visiter l'!nde en choisissant les températures les plus douces, en sachant que forcement nous irions vers du plus chaud. Et nous avons tente de faire en sorte que cela arrive le plus tard possible. Avril est néanmoins le mois ou la chaleur envahit tout le pays. Alors, puisque dans toute l'Asie il en est ainsi, nous avons choisi de nous tailler un hiver sur mesure, au Ladakh. Administrativement c'est encore l'!nde. Mais là-bas, c'est le Ladakh ; l'endroit est aussi surnomme "Little Tibet". Et c'est vrai que nous nous sommes sentis un peu ailleurs, dans un autre pays pendant ces trois semaines d'avril, loin du monde communicationnel, loin de l'électricité facile, loin du chauffage central, loin de toute variété culinaire. Les routes totalement coupées par la neige (elles n'ouvriront que vers le 8-10 mai), pas de fruits frais, la majeur partie des commerces et restaurants sont volets baisses... Ceux qui sont ouvert terminent leurs stocks, et font monter les enchères sur les produits devenus rares. -26 degrès la nuit ; guère plus de 5 ou 6 la journée malgré un soleil radieux sur la chaîne de l'Himalaya, encore bien blanche malgré le printemps qui ne saurait tarder. Quelques dizaines de touristes répartis entre hôtels déserts et guesthouses rustiques hantent la ville étrangement vide à la recherche d'un Internet -hors de prix- qui fonctionne sur groupe électrogène. Ils le trouveront ouvert peut-être, mais ils penseront la prochaine fois à prendre leur couverture afin de pouvoir demeurer assis tête enfouie dans le bonnet, à tenter d'agiter les doigts au bout de leurs mitaines ! Cet hiver sur mesure, nous avons dû l'apprivoiser sans aucun équipement adapté (nous avions chacun un pull) et sans préjuger du mal des montagnes qui nous guêttait... Soucieux de poursuivre nos découvertes avec un maximum d'authenticité, nous avions reservé une chambre dans une guesthouse, un peu loin du centre ville (a 15-20 minutes à pied) afin de bénéficier d'un cadre de vie Ladakhi : champs, étable, serre, cuisine typique, une famille boudhiste avec son petit temple dans la maison... La photo ci-dessus est prise sur la terrasse de la maison des Kunzang ; le foin entrepose au sommet des maisons Ladakhi est destiné aux bêtes qu'il faut alimenter l'hiver. Les maisons boudhistes sont reconnaissables facilement grâce aux drapeaux de prières qui claquent aux vents. L'esprit de ces trois semaines a été rythmé par ces "Oum mani padme oum" chantés à l'infini. 
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