Après le passage par bateau de la frontière sud Vietnamienne à Chau Dhoc, nous remontons le Mékong vers le Cambodge, les oreilles
abasourdies par le ronronnement du moteur ; sous un soleil écrasant de mi journée apparaît à l'horizon, la capitale scintillante de mille feux d'or.
L'abordage se fait au centre ville, à deux pas du palais qui jouxte le musée des beaux arts, non loin du monument de la libération. Les vastes avenues sembles désertées... S'agit -il de l'heure
qui appelle à la somnolence où plutôt de la faible densité de population ? Un peu des deux...
Le palais de Phnom Pehn affiche un air de pagode ancienne. Cette architecture d'inspiration Kmère a beaucoup d'allure avec ses toits étagés aux tuiles vernissées.
Les quelques bâtiments qui ceintrent la demeure présidentielle composent un ensemble serti de verdure à touches multicolores d'où émerge la pagode d'argent. Cette dernière des plus luxueuses est
pavée de 5 000 carreaux d'argent d'un kilo chacun est partiellement protégée par des tapis.
Nous avons aussi été éblouis par ces boudhas de la salle du trône, tous incrustés de pierres précieuses énormes (rubis, diamants et autres pierres dont je ne connais pas les noms)...
De ce séjour, c'est le plus bel endroit visité et la plus agréable des promenade que nous ayons faite dont nous conservons une impression forte de part les fresques peintes -d'une longueur
exceptionnelle- peintes tout long des coursives qui bordent l'un des jardins et qui retracent la légende du Ràmayanà. On circule d'une cour à l'autre, en prenant une leçon botanique, en admirant
les sculptures horticoles, en découvrant des essences d'arbres tels que les palmiers à sucre, tels que les Limalas à grandes feuilles en forme éventail -variété qui permet de réaliser des
chapeaux à soleil- les Talipots, dont on se servait autrefois pour fabriquer du papier à écrire et qui aujourd'hui encore sert à la confection de treillis, de nattes, de cordes ; des palmiers
arbres-bouteilles- dont les baies données en guise de nourriture aux porcs, eur vaut une seconde appellation, moins jolie, celle d'«arbre à fourrage»; des palmiers d'Arec (appelés aussi «fruits
d'or») dont les baies rouge orangé à taille d'oeufs donnent un graine riche en graisse, plus connue sous le nom de «noix de Bétel»; également, plein d'arbres fruitiers dont des bananiers, des
dattiers ; et des variétés d'arbres à fleurs tels les arbres à orchidées, à fleurs jaunes, à fleurs roses ou blanches; et des Bougainvilliers ça et là, et des Hibiscus, des Frangipaniers, des
Oiseaux de Paradis, des Alamantes,...
Du fond du jardin parvient au visiteur des notes musique traditionnelle ce qui ajoute au charme de ces lieux. Aux heures d'ouverture, les touristes se laissent bercer par la musique qui stoppera
net à 17h précises indiquant qu'il est temps de quitter les lieux!
Le soir, illuminés, les bâtiments royaux semblent encore plus esseulés flanqués de leurs guérites aux quatres coins de la muraille jaune.
A l'issue de cette visite de deux heures, le long du Palais au nord, nous avons fureté dans de bien belles boutiques design (hors de prix!) et scruté les vitrines de luxe rassemblées : toute la
décoration possible pour la maison, des vêtements de soie, des bijoux, de minuscules magasins de vins fins, un fromager et même un chocolatier glacier...
Évidement, nous n'avons pas anqué l'occasion de croquer un bout de chocolat noir dans cet endroit où l'on pouvait assister à travers la vitre, à la confection des douceurs amères, nos
préférées!!!
Nous avons conclu le séjour dans la capitale par une nuit de luxe... à Aram Tree Boddies, la plus belle suite subtilement dépouillée, au très sobre design, juste en voisin !