Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.
Par @line
Je l'attends Porte Clignancourt comme prévu à la sortie du métro. 5h50 pour un rendez vous matinal, très matinal, c'est peu
ordinaire.
L'ordinaire à cette heure ci c'est le réveil et la méditation ; puis j'enchaîne avec le Qiqong. En outre, cela fait quelques jours déjà que je rajoute la montée des 350 marches du bout de ma rue qui mènent au Sacré Coeur, à la belle vue sur Paris.
Les jardins derrière la Basilique sont le lieu de RV "des Taï Chi people" et autres ferrus des heures tranquilles. Sous la douce lumière profitant des ces suberbes journées d'été qui se prêtent bien au petit matin aux exercices de plein air, la bise modérée permet de durer... d'endurer sans peine.
Je me suis décrite en rouge : des cheveux aux pieds. En effet s'il faut que je reconnaisse sa voiture, mieux vaut que ce soit lui qui me repère, sans quoi ça craint !
Mon co voitureur arrive, fringuant ; galant, il prend mon sac, le met à l'arrière et m'ouvre la portière. Nous serons seuls me dit il pour cette route partagée. Il s'agit de ma première expérience de ce type... que j'entends fêter dignement : cake aux fruits fait à la hâte la veille, accompagné d'un jus d'ananas -que de nombreux pense-bête déposés ici et là m'ont permis de ne pas oublier au frais, et d'enfourner dans mon sac juste avant de claquer la porte...
On bavarde tout du long... j'en apprends beaucoup sur la vie des renards, des corbeaux et des oiseaux migrateurs. Mon compagnon est un fan absolu qui se destine pourtant au morne métier de prothésiste dentaire. Il en faut. Il me laisse au marché près de l'église me fait la bise avant de partir, moi qui par reflexe tend toujours la main...
Alors évidement, l'après midi je le passe à comater... dans le luxe. Entre deux arbres balancée par les vents qui entre temps se sont levés. Il y en a assez juste assez pour rendre ce soleil et ces 31 degrés supportables ; blottie dans mon hamac, le soleil aura raison de moi et le chat qui passe et quémande mes caresses devra se contenter de peu.
Je prends de l'avance sur les concerts dont je vais me repaître les jours prochains au Festival des Vieilles Charrues ; j'écoute à fond Asaf Avidan dont les paroles et chansons sont l'exact reflet de mon état d'esprit.
Hauts les coeurs, mieux vaut chanter lorsque parfois, oui ça fait mal... "Different pulses", same subjects, universal pane... n'est-ce pas?
Grayscale © 2014 - Hébergé par Overblog