Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.
Par @line
Fagotage village aux alentours de Nyaungshwe -Lac Inlay
Une bonne façon de découvrir les villages shan aux alentours du lac Inle c'est bien sur à vélo. Nous avons loué des vélos japonais de bonne qualité
(1,5 $ la journée) et fait de belles ballades de 15 a 20 km... et fait de belles moissons de photos au grès des rencontres sur les chemins.
Les paysages et les travaux des champs sont très similaires a ceux observés au Laos, au Cambodge ou au Vietnam. Pas de grande nouveauté de ce coté
là... Sauf peut être un peu plus de charrues tirées par des boeufs.
Les femmes sont toujours et encore, celles qui construisent la route, qui font le rude labeur et les hommes conduisent les engins...
Les Birmans sont gracieux et souriants. Comme m'a dit mon amie Henriette : ils sont so sweet.
Dans cette partie du pays, les plus pauvres peinent à vivre... Mais de façon générale, ils travaillent dur.
Il semble que ce soit à Mandalay (d'après nos amis Stéphanie et Ludo), au dire des voyageurs croisés, que les pauvres
gens, les enfants sont affamés... là où se sont révoltés les moines et où la répression subsiste.
Les couches moyennes qui exercent des métiers en contact avec les touristes sont celles qui vivent relativement bien et qui vraisemblablement
tissent des réseaux d'influences.
Les jeunes guides que nous avons eu avaient fait des études universitaires et espéraient un jour exercer : l'une dans l'enseignement de la
géographie, l'autre déjà diplômée dans la chimie... L'une comme l'autre de ces très jeunes femmes n'avaient trouvé que l'emploi de guide pour subvenir à leurs besoins et déclaraient ne pas
vouloir se marier...
Il n'est pratiquement pas possible de converser librement.
On sent chez les couples trentenaires une volonté d'épargner pour payer les études des enfants, la seule vraie richesse...
Elles nourrissent l'espoir de lendemains meilleurs pour leur progéniture et s'y emploie tôt.
Ainsi, notre jeune hôtesse à Teck Guesthouse nous a dit vouloir préparer l'avenir de sa fille
Grace (5 mois) mieux que celle de son fils : une école de commerce internationale, pour laquelle il lui faudra mettre de coté 3 années à 200$ par mois (sans compter l'hébergement, la
nourriture, les transports...)
Son aîné, de 9 ans, n'a pas cette chance, lui, qui va à Paunggyi (la capitale de l'Etat Shan). Cette néanmoins bonne école est à 1h30 de la maison ;
aussi est-il hébergé chez ses grands parents paternels, et ne revient qu'aux vacances scolaires.
Les grands parents maternels fondateurs de la guesthouse habitent toujours la maison avec le jeune couple ; ils l'ont rénovée, après l'avoir héritée
de la branche maternelle qui commerçait avec les anglais dans l'exportation du bois précieux...
Mme Shan, 63 ans, a été désigner de vêtements et cosmétiçienne. Elle continue dans une grande élégance à aider sa fille et dirige d'une poigne de fer les employés de la maison.
Son petit dada : tenter le troc de vêtements, de bijoux, de tout ce que portent les voyageurs... à son avantage!
Grayscale © 2014 - Hébergé par Overblog