Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.
Par @line
Lac Inlay
Ce lac d'environ 20 kilomètres de long, une dizaine de large, à 880 mètres d'altitude relie celui de Sankar au sud.
"Les quatres villages" (Inle en langue Intha) ont avec le temps dépassé la quarantaine.
Certains sont plongés en milieu de lac, tous sur pilotis, habités par ces "fils du lac" (Intha dans leur dialecte) dont on connaît peu de choses
finalement quant à leurs origines.
Ils auraient fuit les guerres de Thaïlande voilà plusieurs centaines d'années ; arrivés en pays Shan, ils n'auraient eu que le lac pour
s'installer.
Du coup avec talent ils se sont adaptés exerçant toutes sortes d'activités et de métiers ; aujourd'hui encore, ils excellent dans la culture
maraîchère, l'agriculture, la pêche.
Ils eurent surtout l'idée géniale de développer des jardins flottants qui offrent ce joli paysage brodé partout en bordure de lac.
Inutile de vous dire que nous faisons une cure de tout ces bons petits légumes qui poussent en abondance et que l'on voit passer dans les
barques lourdement chargées :
pousses et plantes vertes (à noms inconnus) servies en salades ou soupes, tomates, courges et potirons, aubergines fort goûtues dont j'ai dénombré
quatre variétés et plein d'autres légumes dont les noms fournis en anglais m'échappent quant à leur traduction...
Le lac regorge de poissons et de crevettes.
La forme de pêche des Intha est très spéciale à observer presqu'une au dessus de
l'eau danse...
Côté culinaire, le poisson ressemble à de la carpe. ll est proposé soit frit soit farci de légumes hachés finement en dés et bien relevés : la
spécialité Inle !
Observer les autres métiers, offre l'opportunité de réaliser de grandes ballades touristiques à bord de ces barques oblongues à rame ou à moteur
louées à la journée.
On peut ainsi se faire expliquer le travail de forgeron, du tisserand (soie, coton et fibre de lotus) de la joaillerie (le travail de l'argent
essentiellement), ou celui de création d'ombrelles en papier à partir du Murier (avec incrustations de fleurs dans e papier) etc.,... le tout en anglais, avec le sourire et la boutique à dollars
à la sortie...
Mais après tout, n'est - on pas là pour cela ?
Ce qu'il faut retenir c'est que ces occasions de jolies ballades en barques, laissent les touristes cantonnés entre eux, et aux contact des
commerçants, mais que ce n'est pas là que l'on peut faire de vraies rencontres avec les habitants. Le tourisme est tres développé dans la région et les ballades à vélo sont aisées.
Une langue commune limite cependant les échanges. Mais l'accueil est souriant et cordial.
Le lac est un agréable endroit pour s'y reposer. La température de fin décembre offre des journées bien ensoleillées avec 28 degrés, alors que matin
et soir, la fraîcheur autorise la petite laine... La couverture de rigueur la nuit, garanti d'un sommeil réparateur (des coups de soleil), à l'abri de la mousticaire, est bien appréciée!
Femme Intha en costume traditionnel
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