Des nouvelles du monde...
de l'autre cote, la ou vous vous levez a l'heure ou je me couche ou presque !!!
"Il se passerait des choses en Islande qu'on nous dit pas et que ça ne m'étonnerait pas..."
Ce message de
Dany (le mien, pas l'autre ) m'alerte bien sur...
Car je suis loin des infos ici en Asie et je ne frequente pas QUE des hotels de luxes!!!
Donc, pas de TV5, pas d'infos en francais non plus!
Le Monde ou tout autre quotidien est denree rare,
(hormis lors d'un passage par un aeroport international)
Voici ci-dessous des
qui peuvent vous interresser car tout semble
indiquer
qu'il n 'est nulle besoin d'etre en Asie
pour avoir manque l'info !!!
Sacrés vikings ! (Dixit Dany)
" A force de co-habiter de longs mois sur leurs drakkars (frêles esquifs, en vérité),
les voilà devenus collectivistes.
N'est-ce pas eux qui ont peuplé la Russie le long de la Volga jusqu'à la Mer Noire ?
Seraient-ils aussi les ancêtres des bolche-viks (visez le radical) ?
Il me semble bien avoir lu quelque part que l'Etat groenlandais reste propriétaire de toutes les terres de
l'île."
1er article
La révolution
silencieuse…
Quelle révolution ? On n’en entend parler
nulle part.
Effectivement à l’origine de cette révolution, qui a eu lieu en 2008, dans ce pays d’à peine plus de 300 000 habitants, classé au deuxième
rang mondial sur l’indice du développement humain, l’IDH, derrière la Norvège, à la veille de cette crise, en 2006.
Confronté alors à la faillite brutale du
système bancaire, le peuple était descendu dans la rue. Du jamais vu au pays des geysers d’eau chaude. La droite avait aussitôt dû céder la place à la gauche. Et, pour commencer, les banques
avaient été nationalisées.
Des images du palais présidentiel assiégé par une foule…
En plus des drapeaux noirs, on pouvait deviner dans la foule une forte composante de citoyenneté de type écologiste. Et on comprenait que le pauvre malheureux flic, tout seul devant le palais
présidentiel, ait rapidement dû se rendre sous la pression de la foule. Celle-ci, néanmoins pacifique, n’usait que de casseroles et autres objets bruyants, selon la méthode argentine du
cacerolazo, qui a su s’avérer très payante aussi là-bas.
Le président avait plié bagage. Un nouveau gouvernement s’était institué. Mais, quelques temps plus tard, celui-ci avait la mauvaise
idée de proposer le remboursement de la dette des banques vis-à-vis du Danemark ou de la Grande Bretagne. Le peuple est de nouveau descendu dans la rue. Un référendum sur la question était imposé
par volonté populaire, et une petite majorité de 93% rejetait l’accord prévu par les gentils gouvernants.
Consécration de cette révolution, l’élection d’une Assemblée constituante, le 27 novembre 2010, événement peut-être aussi
considérable que la nuit du 4 août 1789 où était votée l’abolition des privilèges.
Merveille de la désinformation. Un événement aussi considérable qu’une véritable révolution démocratique, telle qu’on n’en a jamais
vue en Europe, peut se produire sans que les médias français aux moins des puissances de l’argent ne permettent d’en savoir quoi que ce soit. C’est sûr qu’à l’heure de la consolidation
anti-démocratique que vivent la plupart des pays européens, l’exemple islandais ne fait pas vraiment l’affaire de nos régimes policiers, qui montrent là encore leur aptitude à verrouiller
rigoureusement la conscience collective.
On aimerait assurément en savoir plus sur cette révolution islandaise. Voilà des mois que Paris s’éveille rêve de téléporter sa
rédaction pour un reportage approfondi au pays des chasseurs de baleines et d’utopie.
S’immerger dans les bains chauds de la révolution démocratique fait certes envie, surtout vu du cœur de notre hiver sécuritaire.
Il faut s’imaginer les 25 « simples citoyens » qui vont plancher sur la constitution idéale. Le souffle de l’humanité devrait se retenir. Où l’on verra
probablement qu’il n’est pas difficile de faire mieux que toutes les figures de pseudo-démocraties qui se sont déclinées jusqu’ici sur les cinq continents.*
Depuis le samedi 27 novembre, l’Islande dispose d’une Assemblée constituante composée de 25 simples citoyens élus
par leurs pairs. Son but : réécrire entièrement la constitution de 1944 en tirant notamment les leçons de la crise financière qui, en 2008, a frappé le pays de plein fouet.
Depuis cette crise dont elle est loin d’être remise, l’Islande a connu un certain nombre de changements assez
spectaculaires, à commencer par la nationalisation des trois principales banques, suivie de la démission du gouvernement de droite sous la pression populaire. Les élections législatives de 2009
ont amené au pouvoir une coalition de gauche formée de l’Alliance (groupement de partis composé des sociaux-démocrates, de féministes et d’ex-communistes) et du Mouvement des Verts de gauche.
C’était une première pour l’Islande, tout comme la nomination d’une femme, Johanna Sigurdardottir, au poste de Premier ministre.
Très vite, le nouveau gouvernement se trouve face à un problème épineux : le règlement aux Pays-Bas et au
Royaume-Uni d’une dette de 3,5 milliards d’euros suite à la faillite d’Icesave, banque en ligne dont les opérations étaient tournées principalement vers ces deux pays. Sous la pression de
l’Union européenne, à laquelle les sociaux-démocrates souhaiteraient adhérer, le gouvernement fait voter en janvier 2010 une loi autorisant ce remboursement, ce qui reviendrait, pour chaque
Islandais, à débourser pendant huit ans une somme d’environ 100 euros par mois.
Mais le président de la République refuse de ratifier la loi, dont le texte est alors soumis à un référendum. À
plus de 93%, les Islandais votent contre le remboursement de la dette (6 mars), et depuis le problème reste en suspens.
C’est dans ce contexte que l’Islande décide de modifier sa constitution, qui en fait n’a jamais été vraiment
rédigée : lorsqu’en 1944 la république avait été proclamée, on s’était contenté de recopier dans les grandes lignes la constitution du Danemark, pays dont l’Islande dépendait depuis plusieurs
décennies, en remplaçant simplement le terme de “roi” par celui de “président de la République”. C’est donc une nouvelle constitution qu’il s’agit d’écrire entièrement, et pour cela on a décidé
de faire confiance au peuple souverain. Il y a eu d’abord un appel à candidatures (tout le monde pouvait se présenter à l’exception des élus nationaux, à condition d’avoir dix-huit ans révolus
et d’être soutenu par au moins trente personnes) auquel ont répondu 522 citoyennes et citoyens. C’est parmi eux qu’ont été élus les 25 constituants.
Ces derniers commenceront à se réunir à la mi-février et rendront leur copie avant l’été. Parmi les propositions
qui reviennent le plus souvent, on peut noter la séparation de l’Église et de l’État, la nationalisation de l’ensemble des ressources naturelles et une séparation claire des pouvoirs exécutif
et législatif.
Certes, l’Islande n’est qu’un petit pays d’environ 320 000 habitants. Elle donne cependant là une
belle leçon de démocratie aux grands États dont la France : songeons que, dans notre pays, la réforme constitutionnelle de 2008 a été entièrement rédigée à l’Élysée, et que les parlementaires
ne l’ont adoptée qu’à deux voix près après avoir été soumis pendant des semaines à des pressions intolérables de la part du chef de l’État.
2eme article
Politiques Francaise et Europeene au fil de
l'eau … par Georges AIMÉ
Décidemment les
semaines passent et chaque jour nous amène son lot de déclarations étonnantes, invraisemblables et ahurissantes.
Ainsi les peuples de Tunisie et d’Égypte font la
révolution pour chasser leurs dictateurs respectifs et notre ministre des Affaires étrangères, Mme Alliot-Marie, propose à Ben Ali le « savoir-faire » de la police française et
déclare au Caire que ce qui caractérise le pouvoir de Moubarak c’est son « souci de la démocratie et de la tolérance » ! Décidemment nos ministres des Affaires étrangères
se suivent et continuent à bafouer les valeurs gaullistes du droit des peuples à choisir eux-mêmes leur avenir… sans parler de la piètre image qu’ils donnent de la France (un pays naguère appelé
« Pays des Droits de l’Homme »).
Nous soutenons – où sommes bienveillants à l’égard
– des dictateurs « insoutenables » sous prétexte qu’ils sont les meilleurs remparts face aux islamistes et n’œuvrons-nous pas pour aider les mouvements d’opposition laïques,
seule vraie espérance pour ces peuples aux dirigeants corrompus. Notre silence assourdissant, celui de l’Europe, en particulier de l’Allemagne – avec pour allié objectif la Chine (là
rien de surprenant) – en dit long sur la mentalité des gouvernements des pays la composant : attendons et voyons, le principal étant de sauver nos intérêts. N’est-ce pas Monsieur Raffarin…
mais vous n’êtes pas le seul ?
La perception de l’évolution du bassin méditerranéen
est étonnante de la part de celui qui est à l’origine de l’Union pour la Méditerranée (feue ?) : nous soutenons Ben Ali, il est en fuite ; nous soutenons Hariri, il est renversé par le
Hezbollah ! Il est vrai que les ambassadeurs ayant reçu l’ordre non écrit (selon Dominique de Villepin, le 2 février sur France-Info) de n’avoir quelque contact que ce soit avec les
partis d’opposition il est difficile d’avoir une idée de ce qui se prépare. De plus, lorsque renseignement il y a il est généralement démenti par un réseau d’influences (Franceafrique, etc.)
aux intérêts très très particuliers.
Quant à l’Afrique… au fait Gbagbo est toujours
là…
Le tremblement de terre qui a dévasté Haïti il y a un
an n’intéresse plus personne et les Haïtiens continuent à mourir dans l’indifférence générale. « Bébé doc » est de retour chez lui, tout va bien.
La présidence européenne est assurée par un pays qui
vient de se doter d’une loi liberticide sur les médias… raison sans doute pour laquelle les députés ump européens ont fait un accueil
chaleureux au premier ministre hongrois, le qualifiant même « de grand européen »…
La présidence du G20 est assurée par le Président de la
République française, celui qui avait déclaré solennellement qu’il fallait faire une réforme en profondeur du système monétaire pour obtenir une réévaluation du yuan et remettre en cause
l’hégémonie du dollar et… on fait acte d’allégeance aux puissances yankee et chinoise.
En parcourant La toile on
découvre des informations passées inaperçues ou non diffusées. Ainsi l’Islande fait, elle aussi, sa révolution. Certes, révolution pacifique mais révolution démocratique et anti ultra-libéralisme
quand même. Personne n'en parle. Pourtant, la nature des
événements en cours mérite attention : 1° le peuple chasse la droite au pouvoir en assiégeant pacifiquement le palais présidentiel ; 2° il évince la gauche de remplacement jugeant la
politique menée par les uns et les autres de même nature ; 3°il impose un référendum pour déterminer s'il convient de rembourser les banques jugées responsables de la crise. Résultat :
une victoire à 93 % imposant le non-remboursement et exigeant une nationalisation de celles-ci. Pour parachever le tout, élection d'une assemblée constituante (le 27 novembre 2010).
Cette dernière, composée de vingt-cinq citoyens élus par leurs pairs, est chargée d'écrire les nouvelles lois fondamentales qui devront traduire le rejet de l’ultra-libéralisme et les aspirations
du peuple à une société plus juste et plus équilibrée. (Note : il vous faudra aller sur la deuxième ou troisième page de Google pour trouver des informations.)
L’absence de politique européenne ne m’émeut guère
puisqu’il n’y en a jamais eu véritablement mais l’absence de politique française est beaucoup plus alarmante. Notre pays n’est plus un phare. Il suffit de voyager, de parler aux peuples
rencontrés, pour s’apercevoir que l’on parle de nous au passé. Notre crédit a disparu et avec lui certaines valeurs dans lesquelles se reconnaissaient beaucoup de peuples. Il ne suffit pas de
pérorer, de s’auto-persuader, de fanfaronner ou plus simplement de vivre la tête dans le passé, encore faut-il avoir la volonté et la capacité d’agir avec force et
conviction.
Nos « élites », du moins celles mises en avant par le
pouvoir et les médias aux ordres, ne sont pas ou ne sont plus des « éclaireurs ». Ce sont des voyageurs de commerce, prêts à vendre leur âme pour une décoration, un emploi réservé, un
voyage dans un avion présidentiel ou celui d’un homme d’affaires, un compte dans un paradis fiscal.
Cette incapacité d’agir avec force et conviction concerne les deux
plus grands partis de notre Pays. Pour l’ump, il suffit de savoir lire et écouter. Pour le ps, inutile de savoir lire et écouter, il est aux abonnés absents.
2012 approche… il faudra bien un jour cesser de voter contre pour
finir par voter pour !