Je n'ai pas beaucoup dormi cette nuit! A peine une paire d'heures... et comme Gic n'a pas plus dormi à partir de 4h du matin. Aussi, dès qu'il a commencé à s'agiter vers les 5h, je n'ai pas eu besoin du réveil pour sauter dans mes pantalons! Nous devions décamper du Taïto Ryokan à 5h45... le quartier de Asakusa.
Partis avec notre barda pour atteindre la gare située à 25mn de notre station "Shitamachi", pour atteindre celle de "Tokyo" (ainsi nommée à Tokyo, faut le faire, non?) nous sommes arrivés avec quelques 40 mn d'avance bien que prenant tout notre temps.
Nous avons eu le loisir d'observer les japonais le visage encore tout chiffoné de sommeil qui baillent aux corneilles, les cheveux quelque peu hirsutes... Ceux qui arborent à bout de bras sur un scintre la chemise blanche sous plastique, l'attachê case scellé à la main.
Et aussi, s'amuser de la façon de se mettre derrière le bout de trait jaune marqué au sol, juste là où la porte de la rame s'ouvrira, à bonne distance tout de même pour pas mordre le trait, et surtout laisser descendre les passagers...
Ce qui est remarquable c'est cette queue où personne ne bousculeopu ne frôle l'autre : le 1er qui arrive se place, le second derrière, le 3ème à sa ligne, et ainsi de suite, sans que jamais il ne vienne à l'idêe de contre venir à cette organisation spatiale silencieuse. Pas de bousculade, même si, plus l'heure avance, plus le flux grossit pour devenir cette marée humaine que l'on a tous vu déjà en images...
La veille en rentrant du quartier des allumés de la mode -je veux parler là de Shibuya- à 23h30 nous avons voyagé debout et serrés comme aux heures d'affluences parisiennes! Les japonais non seulement travaillent tard, mais ils dînent et boivent en ville jusqu'à pas d'heures chaque soir de la semaine, pour peu que les collègues, le patron ait créé une occasion... D'ailleurs, dans chaque endroit où nous avons dîné, à chaque fois nous avons entendu ou assisté de loin, aux repas de travail bruyamment arrosés.
Donc ils se couchent tard, ils s'écroulent de sommeil dans le métro, et le matin, on peine à croire qu'il n'aient pas dormi, puisqu'ils que nous les avions vu entamer la nuit sur les sièges des rames de métro, et retrouvés le lendemain accrochés aux maniques !
Entre kiosques à journaux et marchands de biscuits, une roulotte de format quasi carré sur le quai avec un bonhomme guogenard attire mon attention avec son petit air Sumo goguenard...
Il s'agit d'un stand de vente de Bento (plateaux repas à la japonaise ultra frais, du jour).
Avant de monter dans le Shikanzen (TGV japonais), je choisi le plus cher, à cause du dessin magnifique de la boîte et de la garniture intérieure essentiellement à base de poisson (à bas les mauvaises nouvelles de Fukushima et des fuites en mer ! )
Gic a opté pour le même plateau, alors que je pensais qu'il choisirait de petits sandwichs. Ainsi, le petit déjeuner s'est transformé en véritable dinette japonaise. Car bien entendu, nous ne fûmes pas les seuls à manger de bonne heure notre plateau!
À 50 mn de trajet depuis Tokyo, nous avons pu admirer le Mont Fuji comme prévu, peu enneigé, avec un temps terne.
La journée, depuis notre arrivée, nous sommes en chemisette, or pour cause du vent, nous sommes amenés régulièrement à nous couvrir.
Maintenant nous quittons la zone de beau temps -à partir d'Osaka- pour retrouver un temps similaire à çelui quitté à Paris, entre 5 et 12 degrés., avec le soleil en plus!
Ca jacquasse dans le wagon.
Des groupes de femmes séniors s'offrent une virėe. Elles descendront à Kyoto. Fardées, confortablement habillées, comme dans les films, elles se mangent leur Bento avec une bonne humeur non feinte. Le leur vient d'un bon traiteur et semble moins ordinaire que ceux que nous avons achetés en gare. Enveloppé dans du papier cadeau rose pâle les voilà qui s'extasient en le détavhant délicatement comme si elles ouvraient une pochette surprise! Leurs yeux pétillent de goumandise et de malice! Elles se montrent les unes aux autres le plateau-festin qu'elles se sont offert!
Nos remarquons Gic et moi que dans le train, personne n'utilise de cellulaire, pas plus que dans le métro : il est interdit et la consigne absolument respectée!
Bon je vais vous laisser là pour piquer un somme, car pendant que Gic voulait me faire " travailler" sur l'itinéraire, j'ai rédigé ce texte, ce qui l'a conduit à lâché prise et j'ai pu ainsi le laisser s'y coller... Un juste partage des tâches!
A Hiroshima, nous avons prévu dans la parc de la Paix le musée et le monument aux victime civiles de Hiroshima. La journée se termine sur cette notre émouvante et éprouvante...
Nous avons élus domicile à AJ/Hôtel, celui d'Hana, réputé sympa par le Routards voyageurs...Et ma foi, nous ne démantons pas le confort, l'amabilité de l'accueil, le bon emplacement - à 7 mn à pied e la gare JR- et le prix tout doux!