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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.

Pour quelques pesos de plus...

Comment festoyer à six et à peu ?

Olga nous fait monter dans la Chrysler où nous retrouvons Louisa, la conductrice. Il fait chaud et lourd. Aujourd'hui, notre ballade consiste à pratiquer le sport national cubain : le système D avec pour thème : langouste.

Le défi : s'approvisionner en langoustes auprès de pêcheurs sans attirer l'attention de la police, ni se faire dénoncer.

Une activité praticable à n'importe quel âge de la vie... Un peu comme le Qiqong finalement !!!

Et puisque nous avions émis le désir de manger de la langouste, qu'aucun de nos amis ne dispose de moyen de locomotion propre, réquisitionner Louisa s’avère tout bien considéré, le moins onéreux des financements d'une pareille expédition... Nonobstant le fait que, traquer le vendeur de langouste est passible d'amende, puisqu'en effet, le pêcheur n'est pas censé utiliser sa licence ni le bateau d'état pour des motifs lucratifs personnels. Ce qui signifie que le produit de sa pêche entièrement déclaré est vendu dans les circuits agréés. S'il vient à pêcher de la langouste pour ses besoins personnels, la tolérance s'appliquera pour une petite quantité. Au delà de raison, toute vente relève des circuits exclusifs destinés aux restaurateurs.

Arrivés au village de pêcheurs, nous passons devant deux policiers en faction sur le bord de la route. Afin d'éviter toute dénonciation l'astuce consiste à ne pas être pris avec la marchandise. Donc, trouver des intermédiaires fiables, pour déjouer la surveillance policière.

Le beau-fils d'Olga (l'amie qui nous héberge) est celui qui se propose de trouver le pêcheur. La rencontre se fait en pleine rue, au moment où quelques gouttes d'orage menacent de tomber. Dix minutes après êtres partis chacun de notre coté, nous nous retrouvons à l'arrière d'une maison, dans un patio où trône un énorme congélateur que nous contemplons tous comme s'il s'agissait de la caverne d'Ali Baba ! Le pêcheur s'excuse de la petite taille des bestioles... et précisant le prix au 100 gr.

Le temps de faire la conversion, nous prenons conscience à ce moment là qu'il serait ridicule de ne repartir qu'avec deux kg ; le prix fixé ne va pas nous condamner à la ruine ! Balance à la main, pour quelques pesos de plus... ce sera 5kg contre un billet de 20 pesos... qui dit mieux ???... (18€ et pas un de plus !).

De nouveau le gendre d'Olga s’enhardit. Il nous propose de débuter les dégustations festives chez lui. Nous ne refusons pas -et bien nous en prit, car si nous devions à postériori décerner la toque au meilleur cuisinier cubain, nulle doute que ses deux versions de langoustes cuisinées auront été les meilleures de tout notre séjour caribéen- l'une à la mayonnaise, l'autre en sauce, au vin blanc.

Retour aux manœuvres : il nous faut sortir du village sans preuve d'achats. Or comment réussir l'acheminement délicat de notre butin sans attirer l'attention des autorités ?

Le beau-fils commandite l'un de ses amis pour le transport à son domicile de notre sac de langoustes ; c'est à vélo, au moment de sa pause déjeuner, que le jeune homme fera le détour pour nous livrer... tandis que nous, nous repassons à la barbe des policiers toujours en faction, riant de bon cœur, savourant par avance la perspective d'un bon gueuleton, indifférents à l'orage qui éclate.

Les rues s'assombrissent puis s'éclairent soudain tels des décors de cinéma, les flaques d'eau s'agrandissent, la boue s'épaissit en bordure de route, les couleurs pètent... et les cubains vaquent le long des rues tous à leur train train, comme si de rien n'était, comme s'ils passaient entre les gouttes.

Avec cette brève averse, le parapluie qui l'instant d'avant servait à se protéger du soleil, vient de reprendre du service selon son second emploi.

Sandra, la fille d'Olga nous attend avec sa petite Kamelia en habits de princesse. En cuisine, elle prépare le riz et les haricots rouges qui traditionnellement accompagnent presque chacun de nos repas. C'est un peu pareil que le Dhal bath des indiens.

Inutile de le répéter... Nous nous sommes régalés!
Des cinq kilos, nous sommes venus à bout en quatre repas... et à chaque fois, un homme au fourneau nous a épaté.

Sacrée cubainerie!

Pour quelques pesos de plus...
Pour quelques pesos de plus...
Pour quelques pesos de plus...
Pour quelques pesos de plus...
Pour quelques pesos de plus...
Pour quelques pesos de plus...
Pour quelques pesos de plus...
Pour quelques pesos de plus...
Pour quelques pesos de plus...
Pour quelques pesos de plus...
Pour quelques pesos de plus...
Pour quelques pesos de plus...
Pour quelques pesos de plus...
Pour quelques pesos de plus...
Pour quelques pesos de plus...
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