- "À la recherche du Ladino" de David Perlov (1930-2003)
Ce documentaire -présenté par sa fille- n'est pas tout jeune... pour autant il fera débat en salle où de nombreux érudits avisés donneront divers éclairages que ce soit sur la langue et ses appellations qui définissent précisément de quoi il est question (pour le Ladino ce sera celle liturgique employée en synagogue) ou que ce soit sur ces juifs de Thessalonique extrêmement peu nombreux rescapés de la Shoah...
À La recherche du Ladino est un point de repère oublié dans la cinématographie de l'holocauste, car il s'agit de l'un des premiers films à présenter à l'écran les survivants de l'Holocauste en Israël et il fournit une documentation rare de leurs témoignages et chansons. Le documentaire suit ceux qui parlent le Ladino, leur culture, leurs souvenirs et leurs espoirs pour le futur de cette langue maternelle.
- "Sauver Neta" de Nir Nergman
Un quatuor de femmes a croisé un homme mystérieux à différents moments de leur vie... Il leur permettre de renouer avec leur famille... parait il... Enfin d'après ce qu'en dit le réalisateur. Si les seules personnes du public qyi se soient exprimées auront trouvé sensible ce film, à mes yeux il n'a pas de scenario qui soit abouti, et malgré de bons acteurs on est loin du film "15 Short pièces"...
- "Rage et gloire" d'Avi Nesher
Ce film de 1984 raconte une histoire qui se déroule en 1942, celle de très jeunes anarchistes d’extrême droite et d’extrême gauche réunis dans l'action jusqu'à leur mort... une sacrée histoire qui revient sur le récit de ces combattants du groupe « Stern » en lutte contre les Britanniques pour l’indépendance de l’État d’Israël.
- "Norman" de Joseph Cedar
Richard Gere est époustouflant dans le rôle d'un opportuniste homme d'affaire... Et l'on verra de nombreux excellents acteurs (Richard Gere, Charlotte Gainsbourg et Lior Ashkénazi...) se prêter au jeu des ressemblances avec l'actualité politique israélienne...
- "The Testament" de Amichai Greenberg
Prix du meilleur film au Festival de Haïfa 2017.
Un écran noir précède le début du film et signale qu’il est inspiré par les événements qui ont eu lieu lors des derniers jours de la Seconde Guerre mondiale en Autriche.
Yoël a entendu toutes les histoires horribles de ce qu’ont fait ces gens pour survivre, mais il ne s’attendait pas à ça...
Il y a une symétrie entre deux moments du film. Alors que les survivants vieillissent et disparaissent, leurs histoires se mélangent-elles aux textes religieux ? Quand, regarder un film sur la shoah cesse-t-il d’être « Ne jamais oublier » et devient-il liturgique, sans parler du divertissement ? Et quand sommes-nous davantage susceptibles de trouver les choses les plus précieuses de Yoel dans le monde, « des faits » ?
Les critiques du Festival de Venise où a été projeté « The Testament » vont des louanges au rejet catégorique... J'ai beaucoup apprécié.
Je devrais attendre qu'arrive sur les écrans parisiens le dernier film d'Eran Riklis
Ah! ce don d'ubiquité qui me fait défaut !