Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.
Par @line
- " Nino" de Pauline Loquès
Avec Théodore Pellerin, William Lebghil, Salomé Dewaels...
Trois jours de la vie de ce jeune homme sur lequel dans une brutalité totale tombe l'annonce d'un cancer.
Trois jours où la digestion se fera au gré des évènements, un cheminement introspectif silencieux et une vie sociale quelque peu chaotique... Le tout dans une pudeur presque douce, ouatée, très touchante avec des comédiens formidables.
Ce n'est pas triste. C'est vivant, voire vivifiant.
Magnifique jeu du jeune comédien Théodore Pellerin.
- " Sirāt " d'Oliver Laxe
Avec Sergi López, Bruno Núñez Arjona, Richard Bellamy...
Sur fond de quête... à la recherche de sa fille disparue qu'il pense retrouver dans l'une des fêtes du désert dans le sud marocain à la frontière mauritanienne, un père et son fils vont s'aventurer dans un monde qui leur est totalement étranger.
Les images sont sublimes. Le récit haletant, avec un suspens décoiffant...
- " Miroir" de Christian Petzold
Avec Paula Beer, Barbara Auer, Matthias Brandt ....
Après un grave accident dont l'une est victime, l'autre est témoin, deux femmes - en deuil- s'adoptent et comportent comme si elles étaient seules au monde...
Entre fond grave et forme surprenante, parfois burlesque, le film se construit au fur et à mesure, la réflexion est plaisante, entre éveil et rêve : troublant.
- " Fils de... " de Carlos Abascal Peiró
Avec François Cluzet, Alex Lutz, Karin Viard...
La France cherche toujours son Premier Ministre... C'est devenu une récurrence sous Macron, reprise par cette fiction!
Attirée par une magnifique distribution
Cette comédie fut hélas classée décevante dans les vingt premières minutes sans que je change d'avis...
Caricaturale et outrancière c'est tout au plus un film télé d'un dimanche après midi pluvieux où l'on aura envie de rester sous la couette.
- "Oui" de Nadav Lapid
Avec Avec Ariel Bronz, Efrat Dor, Naama Preis...
"Regardons ce gouffre dans lequel se trouve Israël aujourd’hui." Telle est la proposition - partielle - du réalisateur qui souligne que le monde fait du Sur place avec des "non", alors qu'en choisissant le "oui", même s'il comporte une part de soumission, ce dernier re-distribuerait les cartes dans nos sociétés ! À voir!
C'est donc comme pour Sirāt un voyage au bout de l'enfer qui nous est proposé. Aucune modération. Les images sont violentes autant que les paroles et musiques. Elles provoquent la chair de poule.
On sort sonné. On ne sait pas si on a vraiment compris quelque chose. On a été trimbalé d'une émotion à l'autre. On en est révulsé et on n'arrive pas à penser. Tout le film fonctionne par flashs successifs, sans transitions comme si l'on se gavait d'images et de situations improbables, crues, odieuses, avec l'énergie de tout transgresser dans une boulimie inexorable de vie pour ne pas mourir, car l'autre qui est un peu nous, tout de même, se meurt en face, sans qu'on arrive à stopper tout cela!
On en ressort avec un grand malaise. On n'a pas du tout envie d'aimer ce film. Il serait faux de dire qu'il laisse indifférent. Nous étions quatre, deux ont détesté et seraient bien sortis avant la fin du film, deux sont restées jusqu'au bout par volonté de voir où cela nous conduirait.
Nous n'avons pas pu échanger en sortant. Il nous fallait "laisser poser".
J'étais agacée par la trop longue présentation en présence du réalisateur.
Nadav Lapid a répondu à de nombreuses questions en présentation. Peut-être était-ce parce qu'il sait qu'on n'a pas envie de parler en sortant de la projection?
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