Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.
Par @line
La pièce s’inscrit dans le contexte de la Roumanie dirigée par Nicolae Ceaușescu, dictateur communiste au pouvoir de 1965 à 1989. Sous son régime autoritaire, une politique très dure de remboursement de la dette du pays provoqua une grande pauvreté : manque de nourriture, de chauffage et de soins.
Sa femme, Elena Ceaușescu, influente, connue pour sa cruauté et son manque de compassion envers le peuple roumain joua un rôle important soutenant les décisions de son mari. Elle fut active dans la promotion de sa politique de forte natalité, interdisant l'avortement, invitant les femmes à avoir cinq enfants... dans ce contexte de misère sociale, thème central de la pièce.
Les enfants furent les premières victimes de cette situation, abandonnés dans des orphelinats d'état ou livrés à eux-mêmes et cette pièce, d'un mode réaliste, propose d'interroger le spectateur sur la notion de marginalité, de violence sociale et de transmission du mal. La mise en scène de la pièce donne le ton en projettant d'emblée des images véritables terribles de cette époque, dans des orphelinats.
Les personnages, bien que parfois stéréotypés, incarnent différentes facettes de la révolte et de la souffrance vécue à travers l'évolution dramatique qui permet de comprendre que le " diable " n’est pas nécessairement une entité surnaturelle, mais peut symboliser la violence sociale, l’abandon, ou l’absence de repères avec une question centrale : les enfants sont-ils coupables ou victimes de ce qu’ils deviennent ?
Cependant, l'absence de subtilité psychologique et parfois le manque de nuance, voire le manichéisme de certaines situations, conjugué à l’accumulation de scènes violentes réduit malheureusement l'impact émotionnel du spectateur sur la durée du spectacle qui se veut néanmoins résolument engagé, autobiographique.
"Les enfants du diable" ne cherche pas à plaire mais plutôt à témoigner et provoquer le public sur cette période particulièrement dramatique de l'histoire de la Roumanie.
Les deux comédiens se donnent à fond malgré ces faiblesses d'écriture théâtrale.
C'est au Studio Hebertot
Jusqu'au 23 Mars 2026.
78 bis BLD des Batignolles
75017 Paris
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