Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.
Par @line & Jean-Luc
Encore sous le choc du retour... J +1
En !nde il faut s'attendre à tout... l'inattendu est partout ! Ainsi, parfois, dans les rues, vous croisez des exaltés. Notre malle en fait état...
Certes l'!nde est bien le lieu de l'ébranlement de certitudes. Nombre de voyageurs que croisés, en ont fait l'expérience... L'!nde semble même pouvoir en rendre fous certains, ou à défaut, elle agit comme révélateur (au sens photographique du terme) accentuant les symptômes qui agissent sur le "cristal intime" du voyageur occidental.
On sent ainsi chez quelques rares personnes rencontrées, un petit "je ne sais quoi" qui signale ce léger vacillement d'identité. Des drogues ? Certes parfois. Mais pas toujours. Pour la plupart d'entre eux, leur drogue se limite sagement à venir aussi souvent que possible en !nde ! Ce qui leur fait dire "me revoici chez moi" ou "il n'y a qu'ici que je me sente libre" car, "ici tout est possible"...
Nous avons ainsi croisé une quadragénaire parisienne venue voilà 15 ans pour un premier séjour en !nde ; de retour pour trois mois de vacances, elle loue une maison d'où elle ne sort quasiment pas, car la majeure partie de son temps nous explique-t-elle, elle médite et s'adonne au yoga. Juste après les présentations elle nous lance un passionné : "alors ? Comment trouvez-vous notre beau pays ?"
Bon. Cela n'est perceptible que pour celui qui entend. Mais pour ceux qui observent, il y a aussi cette anecdote de celle qui à la descente d'aéroport, embrasse le sol ; et cette autre, qui court dans la rue et embrasse toutes les vaches -sacrées- sur son passage au grand dame des !ndiens qui dubitatifs, nous observent, nous, les occidentaux qu'ils s'efforcent de nous comprendre... au delà de nos bizarreries renouvelées !
Somme toute, c'est cela la dinguerie de l'!nde... une !ndianerie en forme de "Mother !ndia" !
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