Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.
Par Aline & Jean-Luc
Kalaripayat ou Kalarippayat ?
Deux orthographes qui désignent respectivement soit "le lieu du corps" soit "le lieu de la guerre" pour cet art martial quasiment dansé interdit sous les anglais ; du coup, peu pratiquée, cette discipline renaît petit à petit bien qu'il n'y ait aucun manuel : car cette discipline s'enseigne de maître à élève au Kerala en Inde du Sud plus pécisément.
Cet art martial se pratique généralement dans le kalari, une salle de 14 m sur 7. Il se caractérise par des positions très basses portant des noms d'animaux ainsi que par de nombreux sauts très hauts.
Quatre niveaux de pratique du kalaripayat :
Les gurû de kalaripayat, appelés gurukkal, sont guerriers et médecins, car ils sont censés connaître les techniques qui tuent mais aussi celles qui soignent.
Les danseurs de kathakali exercent aussi leur art dans un espace consacré nommé kalari et leur entraînement emprunte des exercices au kalarippayat, comme les quatre sortes de lancers de jambes (kalugal) mais aussi ses techniques de massages liées à l'ayurveda — (du sanskrit veda, connaissance et ayur, vie ) — la médecine traditionnelle indienne basée probablement sur celle des Aryens (Iran et Nord-Ouest de l'Inde), médecine qui est aujourd'hui essentiellement pratiquée dans l'Inde du Sud, en particulier au Kérala.
Regardez, ils volent....
Le kalaripayat, lié aux arts des traditions hindouiste et bouddhiste, serait à l'origine des arts martiaux asiatiques par l'intermédiaire d'un prince kéralais. En effet, d'après les légendes dans les années 510 de notre ère, Bodhidharma, fils du râja Sugandha, né à Kanchipuram la capitale de la dynastie des Pallava dans le sud de l'Inde, avait fondé près de Kottayam, au Kerala, la première école de kalaripayat.
Puis il s'en est allé en Chine où il fonda une école... qui deviendra le kung-fu au monastère de Shaolin. Bodhidharma est considéré comme le créateur de l'école bouddhiste Ch'an de Chine et du bouddhisme Zen du Japon (où il est connu sous le nom de Bodai Daruma).
Légende, réalité ? Difficile de faire la part des choses ! Quoiqu'il en soit les plus anciennes sources historiques sur le Kalaripayat ne remontent pas au delà du XV e siècle.
Les arts martiaux védiques de la caste des guerriers, antérieurs au Kalaripayat n'ont pas laissé de trace. Lié aux guerriers Naïrs (caste militaire), son renouveau survient dans les années 1930 au Kerala, dans les milieux nationalistes indiens qui veulent donner à l'!nde un art martial spécifique ; d’un travail de reconstruction, de codification et de modernisation nait une nouvelle tradition sportive.
Voilà... C'était la leçon d'histoire en forme de désir d'!nde. Jusque là j'ai fait court. Mais je n'avais pas encore appris à insérer mes photos dans un article. C'est chose faite désormais. Et, je ne resiste pas à vous adresser ce namasté à tous.
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