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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 comme une aventure. Il s'agissait d'un voyage de six mois en Inde, d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé pour illustrer l'improbable : disposer de temps, n'avoir aucun attrait particulier ni attentes pour ce "continent", ne rien vraiment connaître des cultures locales. Une seule régle : un article par jour écrit sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées ; je vous invite à l'indulgence.Jugez vous même de l'intérêt de ce voyage, découvrez "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries", puis les voyages qui ont suivi, les humeurs de l'entre deux, le "Survivre au travail". Mon engouement à prendre mon temps, à cultiver la rencontre, le "rien faire", pour un hyperactive n'a plus jamais entamé mon goût "du partir" pour mieux revenir.

13 Feb

L'arrivée en Chine, "Au sud des nuages" (ou le "Yunnan")

Publié par @line  - Catégories :  #CHINOISER!ES

"Au sud des nuages" (ou le "Yunnan")
Le Yunnan
Proverbe chinois

"Même après avoir traversé sept montagnes et sept mers, on n'arrive pas encore au Yunnan.
Il est presque aussi loin que la lune.

Et celui qui en vient vient de la lune."

 


Ce nom poétique lu des dizaines de fois sur les cartes-menu de salons de thé prend des allures de mystères dans un premier temps : que me réserve ce voyage dans ce petit bout de Chine?

Je scrute par le hublot de la cabine les milliers de points lumineux qui tracent la géographie de Kunming.
C'est beau une ville la nuit!

Dans le noir du ciel se détachent des paquets de gratte ciel flamboyants ; les rouges dominent le sommet des plus hautes tours, vient ensuite le bleu, puis le jaune tandis que les axes routiers tirent des traits blancs entre les quartiers et forment des figures géométriques à l'intérieur d'une vaste bulle, plus dense au nord ouest, au centre, et à l'est.

Cette ville là, je ne sais pas pourquoi, je sens que je vais l'aimer rien qu'en la regardant luire de tous ces feux.

L'aéroport est moderne, les installations intérieures rutilantes, et dehors, bien qu'il soit près de minuit plusieurs centaines de personnes font la queue pour prendre un taxi.

Nous évitons les rabatteurs, et en vingt minutes nous sommes rendus au Spring City Inn... une ancienne caserne réhabilitée en hôtel où nous élisons notre pied à terre.
Baita Street Kunming
Le lendemain matin nous découvrirons un très joli jardin intérieur, avec de belles plantations d'arbres fleuris, un bassin où d'énormes poissons rouges frétillent, non loin d'une petite cascade aux sonorités cristalines.

En allant prendre notre petit déjeuner, dans l'un des bâtiments attenants nous rencontrons un couple (la soixantaine) qui pratiquent le Taichi sur le parking au pied des quelques immeubles d'habitations de la cour intérieure.
Nous les observons, et à l'issue du dernier mouvement nous nous saluons amicalement... Ils ne parlent que chinois, mais une connivence s'installe entre nous les matins suivants...

Sortis de l'impasse où cet ensemble tranquille est niché, l'urbanité prend le dessus : une artère large à quatres voies pour les véhicules à moteur à laquelle s'ajoute de chaque coté une énorme voie réservée aux cyclistes ainsi qu'aux nombreux motards.

Ce qui frappe de prime abord c'est l'espace, puis l'aspect provincial, tranquille de l'avenue où les gens déambulent doucement, sans se presser, l'air serein. S'ils vont travailler... On ne ressent à les voir, ni agitation, ni stress...

Des passerelles croisées surplombent les carrefours pour traverser en sécurité ces avenues si larges...

En second lieu, on a le sentiment  que quelque chose d'évident nous échappe... On ne saisit pas du tout de quoi il s'agit...
Rue moto Kunming
Ces voies spacieuses sont flanquées d'immenses trottoirs ombragés où sont plantés des arbres d'essences variées qui abritent d'agiles écureuils bruns ; les oiseaux chantent, les papillons virevoltent, des guêpes agacent... Désarmant!

Ici et là, des bancs enserrés dans des plantations bigarrées remarquablement entretenues : pas de papiers ou de crottes de chiens... des poubelles en évidence partout... des gens lisses, affables, qui saluent (Nihaho) et sourient à notre passage ; cette faible densité ressentie d'habitants est pourtant démentie au regard du nombre impressionnant d'immeubles immenses : par paquets ces barres s'acoquinent le long des vastes avenues... et le plus surprenant demeure cette fluidité inattendue de la circulation au petit matin (ainsi que de la majeure partie de la journée). Alors soudain, on l'entend! On entend ce silence relatif... Voilà ce qui nous échappait : on entend peu de bruits urbains!!!

Les motos et vélos sont électriques, et même quelques bus et surtout peu de voitures claxonnent...

Lors des promenades dans les parcs de la ville, on assiste à mille moments de spectacle, rien qu'à regarder les chinois vivre leur quotidien. Il y a ceux qui jouent aux cartes, ceux qui pratiquent le chant, ceux la musique, le Tai Chi, la danse, la peinture ou le dessin...
Et voilà des familles qui se pressent aux abords du lac car après le nouvel an les jardins se parent de nouveaux habits de printemps, hauts en couleurs.
La frénésie gagne les promeneurs qui s'agitent en découvrant les parterres. Cela donne l'occasion de se photographier seul ou en famille, que l'on soit habitant de Kunming ou touriste chinois et on se bousculent, on prend la pause au milieu de tulipes multicolores. Certains s'attardent à lire (et nous avec eux), les messages écologiques (en chinois sous titrés en anglais) plantés en bannières.
Slogans ou incitations à réfléchir?
Kunming Archi Ancien Moderne
Me voici conquise ; bien que je ressente bien des contradictions entre ce que je vois, ce que je sais, ce que j'ai pu croire jusqu'à présent et surtout ce que je n'analyse pas encore très bien...

Le Yunnan va me plaire, indubitablement ! 

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