Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 pour accompagner les six mois d'aventure en Inde d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé dans l'urgence avec un engagement d'un article posté chaque jour sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées. J'en implore votre indulgence en lisant "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries". Puis, d'autres voyages ont suivi et des humeurs de l'entre deux, et pour finir "Survivre au travail"... la chose la plus formidable qui soit pour les chanceux que nous sommes, à jouir d'une retraite.
Par @line
- " La plus précieuse des marchandises" de Michel Hazanavicius adapté du livre de Jean-Claude Grumberg
Voix de Jean Louis Trintignant, Dominique Blanc, Denis Podalydès.
|Un film d’animation splendide et poétique qui ne cesse de chercher la lumière au milieu de l’horreur.
Vu en avant première en présence du réalisateur.
- "Tatami" de Zar Amir Ebrahimi, Guy Nattiv avec Arienne Mandi, Zar Amir Ebrahimi, Jaime Ray Newma...
Une judokate iranienne et son entraîneuse se rendent aux Championnats du monde de judo avec l'intention de ramener la première médaille d'or à l'Iran. Un ultimatum de la République islamique qui craint la confrontation avec l'athlète israélienne va bouleverser ces jeux...
Le récit est tout en tension. Le noir et blanc y est formidable. Le jeu des actrices aussi. Les cadrages donnent beaucoup de profondeur tout comme le traitement de la lumière. On reprend son souffle à la fin du film. Bravo.
- "Les graines du figuier sauvage" de Mohammad Rasoulof avec Misagh Zare, Soheila Golestani, Mahsa Rostami...
Ce film se voit aussi en une seule respiration... Enfin promu juge d’instruction au tribunal révolutionnaire de Téhéran au moment d'un grand mouvement de protestations populaire... l’absurdité d’un système et ses injustices vont le mettre à mal. Il décide de demeurer dans le rang... mais c'est sans compter avec ses deux filles, sa femme... et la situation explosive qui conduit à la paranoïa...
Pris dans le tourbillon de ce moment historique, la tension s'installe comme dans un thriller et on le lâche rien jusqu'à l'issue du film. Les plans sont splendides et le récit palpitant. On ne sent pas la longueur de ce long métrage... Prix spécial du jury de Cannes 2024 bien mérité.
- " All we imagine as light" de Payal Kapadia avec ani Kusruti, Divya Prabha, Chhaya Kadam, Hridhu Haroon, Azees Nedumangad, Tintumol Joseph...
Après bien des années d'expatriation en Allemagne, un indien marié envoie à sa femme infirmière à Mumbai un cadeau. Sa jeune colocataire fréquente un musulman. Désirs, transgressions, solitudes urbaines et injustices sociales...
Ce film raconte les femmes exploitées aux rêves ordinaires où l'amour peine parfois à trouver son chemin ... Où par d'autres les interdits multiplient les abandons, laissant jaillir la fougue et une sensualité débridée.
Ce film exprime beaucoup de la société indienne dans toutes ses dimensions sociales et politiques. Il est passionnant.
Il est en couleurs .... y manque néanmoins la profondeur des noirs et blancs de Satyajit Ray... même si l'on sent l'influence.
- "L'histoire de Souleymane" de Boris Lojkine avec Abou Sangare, Nina Meurisse, Alpha Oumar Sow, Emmanuel Yovanie, Younoussa Diallo, Ghislain Mahan, Mamadou Barry, Yaya Diallo, Keita Diallo..
Livrer des repas, des repas à vélo dans Paris, alors qu'on se sait sans papiers... c'est l'histoire de Souleymane qui doit passer un entretien de demande d’asile sous deux jours, arriver avec une histoire crédible, et propre... alors qu'on doit chaque matin à l'aube réserver sont lit "social" pour le soir... La proie est facile. Il faut plus que de l'opiniâtreté pour survivre. Pour quelle vie rêvée ? Film saisissant de réalité cruelle sans pathos, nécessaire.
- " Boire et déboires" (Blind Date) 1987
de Blake Edwards avec Bruce Willis, (dans l’un de ses premiers rôles), Kim Basinger...
Un analyste financier doit se trouver une jeune femme pour l'accompagner à un dîner d'affaire. Son frère lui propose une amie de sa femme qu'elle n'a pas revu depuis plusieurs années... la soirée catastrophe débute pour s'achever dans un mélo à l'eau de rose typique des années 80.
C'est très drôle et l'on s'y amuse bien comme dans toutes les comédies de ce réalisateur talentueux. ( Au forum des images)
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