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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 comme une aventure. Il s'agissait d'un voyage de six mois en Inde, d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé pour illustrer l'improbable : disposer de temps, n'avoir aucun attrait particulier ni attentes pour ce "continent", ne rien vraiment connaître des cultures locales. Une seule régle : un article par jour écrit sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées ; je vous invite à l'indulgence.Jugez vous même de l'intérêt de ce voyage, découvrez "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries", puis les voyages qui ont suivi, les humeurs de l'entre deux, le "Survivre au travail". Mon engouement à prendre mon temps, à cultiver la rencontre, le "rien faire", pour un hyperactive n'a plus jamais entamé mon goût "du partir" pour mieux revenir.

06 Nov

38 ans, 8 mois et 7 jours !

Publié par @line  - Catégories :  #surV!VRE sans LE travail

Dans un premier temps, je l'avoue, cela m'a pas mal angoissée d' le silence estival... 2010!

Je me suis faite tant de bile, que le dernier jour du mois de juillet, en urgence, il a fallu me la retirer, cette vésicule!

J'savais pas qu'une multitude de p'tites billes me calculaient et j'm'étais un peu persuadée que je somatisais à mort (d'où le mal de dos, à l'estomac... ) ; un bon GPS aurait dû m'indiquer que la vésicule se situe précisément là... Enfin, se situait là!

Car maintenant, plus de raison de me biler.

Les personnes nées sous le signe du Cancer savent comme moi, que, quoi qu'on en dise, on ne se refait pas... et moi, je reste une anxieuse, quitte à m'inventer des causes quand tout va bien... Pourvu que je ne rejoigne pas la tribu des Tamalou???

 

J'ai, du coup, bouloté pour 4kg de sucres et de fromages de brebis (Miam!)...

 

et me voici, 

petite rousse pulpeuse aux yeux verts cachés derrière ses lunettes bordée de rouge, prête à adopter plus que jamais le signe astrologique d'Épicure, -le seul qui vaille- pour aborder ce qu'il est convenu d'appeler "le 3ème âge", celui de la RETRAITE!


Quand on part encore jeune quinqua comme moi... on attend tout de même 60 ans pour l'obtention de sa carte sénior... à moins qu'elle ne soit désormais attribuée à 62 ou 67 ans ?

 

A l'automne, je disais, j'ai tenté la mise à distance du travail avec plus ou moins de bonheur... histoire de m'habituer à l'idée.

Et me voici, maintenant à mi saison prête à affronter la vie non cadrée par le travail.

38ans, 6 mois et 7 jours... c'est le relevé envoyé par mes gestionnaires du contrat de travail à ma caisse de retraite, alors que je défilai par solidarité intergénérationnelle... (Pourtant tout le monde devrait le savoir, les régimes spéciaux, sont spéciaux parce qu'ils se garantissent justement eux mêmes leurs fonds propres... )

 

Mon dernier boulot de pilotage a pour fruit une publication, réalisée par Reporters d'Espoir qui dresse le bilan des cinq années de travail en ZUS en France, auprès des plus démunis, aux côtés de partenaires associatifs, de femmes et d'hommes formidables, tous, à jamais gravé dans ma mémoire...

Que de merveilleuses rencontres grâce à toutes ces personnes aux parcours des plus divers, de grande générosité, de formidable invention, capables de s'adapter aux situations sociales les plus inattendues, prêtent à trouver des solutions là où personne ne tente plus rien... ou presque pour retisser des liens sociaux distendus.

 

J'ai eu le bonheur en cette fin de carrière de conduire cette action élue par cette jeune agence à son label "projet de développement durable"... car "porteur de solutions";  et je suis fière de partager cela avec mes collègues directs... et indirects aussi en ces quelques lignes je veux rendre hommage à tous ceux qui honorent de leur compétences ces métiers mals connus de la médiation sociale.  


 

Maintenant j'ai cette béance devant moi.

Toutes ces années m'ont structurée, modelée... ont donné du sens au repos le week -end, au lever de bonne heure le matin pour aller à l'autre bout de la France... rentrer tard épuisée, mais au fond, toujours contente d'avoir le sentiment de faire des choses utiles...

Maintenant, place à cette vacance : je peux faire tout (ou presque) sans contraintes... Entreprendre pour mon seul plaisir.

Je trouve cela formidable.

 

Alors non, je n'ai rien prévu encore, rien vraiment programmé même si j'ai des idées. J'ai envie de tout après avoir eu quelques mois envie de rien.

 

Je vais m'arrêter de travailler.

En fait ce que je vais arrêter surtout de subir aux heures d'affluence les transports en commun, que je trouve épuisants ces trois dernières années... surtout le soir après 20h, où encore au bureau... la lassitude m'envahissait tout à coup... et c'était insupportable!

Heureusement, les taxis existent! 

 

Bon. Trêve sur le mode plainte.

Je suis encore jeune, en bonne santé, et je me propose pour tout programme de jouir de la vie en partageant mon bonheur avec ceux que j'aime et que j'ai parfois négligé au profit de mon investissement professionnel. 

Voilà.

A partir d'aujourd'hui, en ce jour où sont fêtés les Léonard, j'écoute le dernier disque sur DEEZER de ce cousin, et j'apprivoise ce statut social nouveau de retraitée du haut de mes 56 printemps.

Ah! Sacrée !ndianerie!

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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 comme une aventure. Il s'agissait d'un voyage de six mois en Inde, d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé pour illustrer l'improbable : disposer de temps, n'avoir aucun attrait particulier ni attentes pour ce "continent", ne rien vraiment connaître des cultures locales. Une seule régle : un article par jour écrit sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées ; je vous invite à l'indulgence.Jugez vous même de l'intérêt de ce voyage, découvrez "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries", puis les voyages qui ont suivi, les humeurs de l'entre deux, le "Survivre au travail". Mon engouement à prendre mon temps, à cultiver la rencontre, le "rien faire", pour un hyperactive n'a plus jamais entamé mon goût "du partir" pour mieux revenir.