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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 comme une aventure. Il s'agissait d'un voyage de six mois en Inde, d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé pour illustrer l'improbable : disposer de temps, n'avoir aucun attrait particulier ni attentes pour ce "continent", ne rien vraiment connaître des cultures locales. Une seule régle : un article par jour écrit sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées ; je vous invite à l'indulgence.Jugez vous même de l'intérêt de ce voyage, découvrez "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries", puis les voyages qui ont suivi, les humeurs de l'entre deux, le "Survivre au travail". Mon engouement à prendre mon temps, à cultiver la rencontre, le "rien faire", pour un hyperactive n'a plus jamais entamé mon goût "du partir" pour mieux revenir.

24 Mar

Cinéma, cinémas...

Publié par @line  - Catégories :  #surV!VRE sans LE travail

Loin des merveilleuses "Moissons du ciel",Terence Malik nous inflige un film d'un mortel ennui, sans scénario ni histoire, d'une vacuité totale dans "A la merveille". Un couple (tout comme dans "The tree of life") que la caméra approche en tourbillonnant autour dans une ethétique esthétisante, (répétition là aussi, du procédé du précédent film), une jeune femme qui gambade gambade gambade partout : aux champs, au super marché, à la maison... Un curé (Javier Bardem) qui s'interroge sur le bien, le mal... sur fond musical Wagnérien. On en viendrait presque à le supplier de nous absoudre pour qu'"Au bout du conte" on puisse glisser dans la fantaisie dernière de Bacri - Jaoui, un film tres "Cut". Pas le meilleur, mais qui se laisse voir avec son côté très " français", à propos des couples, toujours, encore... et j'ai passé le relai à Claude Lellouch ce soir, aux Cinéastes, en lui indiquant mon siège encore chaud : lui, s'y connait, en histoires de couples!

cendrillon-au-gaumont.jpg"No", m'a bien plus captivée dans sa forme quasi documentaire et par son fond. Sujet (ce No)de la campagne qui a permis de dégager Pinochet du pouvoir, il devrait interesser la jeune génération qui n'a pas vécu cette période là, ne connaît que peu l'histoire du Chili...

"Zaytoun" de l'israélien Eran Riklis (Le citronnier, La fiancée syrienne") est un bon film, qui ne cède pas à la facilité sur le sujet difficile des relations israélo-palestiniennes. Le réalisateur qui place l'action de son film en 1992 au moment de Sabra et Chatila n'est pas tendre...

"The gran master", superbe film projetté en avant première au Forum des Images cette semaine donne à voir du grand Won Kar Waï. Des plans superbes, une image léchée, des combats sous la pluie qui ont pris des mois de tournage... Présenté en ouverture du 63ème festival international du film de Berlin, ce film Hongkongais retrace la biographie de Yip Man avec panache. Il sortira en salles en France le 17 avril prochain. En l'attendant, un autre film hongkongais est à l'affiche actuellement avec un scénario des plus retord : "Mystery" de Lou Ye. Un polars qui jusqu'au bout vous laissera perplexe sur les jeux de vérité qui piègent.

Je ne m'attarde pas sur l'excellent "Lincoln" ou mieux, le "Django enchained" que vous n'aurez pas manqué d'aller voir. Je vous dirai juste que moi j'ai bien aimé voir "Week-End Royal" où il faut l'admettre il ne se passe presque rien, mais voir Roosevelt tel qu'on avait même pas songé l'imaginer est plutôt distrayant à la mode very british.

J'ai gardé pour la fin le plus beau, le plus ombrageux, le plus fort de tous les films vus récemment : "Bianca Nièves". Tout en charme et en poésie ce long métrage muet de Pablo Berger avec Maribel Verdú se passe de tout commentaire : allez le voir absolument si vous aimez le noir et blanc, si vous aimez le cinéma tout simplement. De l'émotion distillée pure!

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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 comme une aventure. Il s'agissait d'un voyage de six mois en Inde, d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé pour illustrer l'improbable : disposer de temps, n'avoir aucun attrait particulier ni attentes pour ce "continent", ne rien vraiment connaître des cultures locales. Une seule régle : un article par jour écrit sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées ; je vous invite à l'indulgence.Jugez vous même de l'intérêt de ce voyage, découvrez "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries", puis les voyages qui ont suivi, les humeurs de l'entre deux, le "Survivre au travail". Mon engouement à prendre mon temps, à cultiver la rencontre, le "rien faire", pour un hyperactive n'a plus jamais entamé mon goût "du partir" pour mieux revenir.