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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 comme une aventure. Il s'agissait d'un voyage de six mois en Inde, d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé pour illustrer l'improbable : disposer de temps, n'avoir aucun attrait particulier ni attentes pour ce "continent", ne rien vraiment connaître des cultures locales. Une seule régle : un article par jour écrit sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées ; je vous invite à l'indulgence.Jugez vous même de l'intérêt de ce voyage, découvrez "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries", puis les voyages qui ont suivi, les humeurs de l'entre deux, le "Survivre au travail". Mon engouement à prendre mon temps, à cultiver la rencontre, le "rien faire", pour un hyperactive n'a plus jamais entamé mon goût "du partir" pour mieux revenir.

02 May

Haïku de printemps à l'automne de ma vie

Publié par @line  - Catégories :  #NIPPONERIES

Rien de tel qu'un Haïku (Merci à David) pour approcher l'esprit, le raffinement de la culture japonaise !
Aujourd'hui je vous propose un exercice de style, cet éblouissant poème qui colle totalement à mon voyage :


"The cherry blossom which falls in profusion hides the path leading to our old age..."*



Alors ceux que cela amuse ou qui se piquent au jeu "peuvent lâcher" à la rubrique commentaires leur version, mettre en nuance ou en valeur leur ressenti en avant à sa lecture.

C'est ainsi que mon amie du Canada a relevé ce petit défi voilà quelques semaines alors que je lui soumettais une proposition de traduction. Elle a accompagné sa version de recommandations que voici:

"La poésie, comme tu le sais, ça se travaille sur plusieurs temps. Il faudrait donc le reprendre plus tard et voir ce que l'on peut améliorer encore.

Par ailleurs, l'idée du haïku est de ne pas trop en dire. Une pensée évanescente sur un moment lié à la nature. Donc pas trop de description, des impressions bien senties suffisent. Regarde ce lien, il peut t'aider ":

http://japonais.eu/Art_Japonais/Haiku.php


Ma traduction initiale
"Les fleurs de cerisiers
tombent éparses et dissimulent
le chemin
qui mène à ma vieillesse prochaine..."

La version efficace d'Evelyne :

"Sous les fleurs éparses de cerisiers
Se dissimule ma proche vieillesse"
(Qui chemine)


Qui dit mieux?

Sacrée nipponerie!
2013-04-24 07.55.52
PS : si tu veux te lancer dans l'écriture de Haïku, voici un lien utile :
http://www.tempslibres.org/tl/fr/theo/kit1res01.pdf

* L’auteur de ce Haïku est Ariwara no Naihira ; on le retrouve dans un texte sur la morale ‘le Chikubasho’ écrit par Shiba Yoshimasa aux alentours de l’année 1383.

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G 22/05/2013 01:35




une version plus longue pour ton haiku ... et qui, pour le coup, n'en respecte pas du tout l'esprit, car il
lie le tout, au lieu de juxtaposer les idées ... mais ....


    le sentier menant vers
la vieillesse


    progresse sous le couvert


    de la pluie éparse et abondante


    des fleurs de cerisier








et, comme toujours, je trouve que le Français a beaucoup de mal à synthétiser et retrouver la force de la
langue anglaise ....





Et il est bien beau ..... cet haiku anglais !





G



Évelyne 20/05/2013 17:42


Une version qui respecte davantage la règle des syllables ''5,7,5'' :


Cerisiers en fleurs


constellent le chemin proche


de ma vieillesse

@line 20/05/2013 23:28


Ouuuuuah! Ça c'est une belle version!


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Ce journal a débuté avec la naissance des Blogs en 2005 comme une aventure. Il s'agissait d'un voyage de six mois en Inde, d'où son nom, !ndianeries. Mot inventé pour illustrer l'improbable : disposer de temps, n'avoir aucun attrait particulier ni attentes pour ce "continent", ne rien vraiment connaître des cultures locales. Une seule régle : un article par jour écrit sur des ordinateurs locaux, avec des claviers pourris, des temps d'attentes interminables.., d'où des corrections jamais réalisées ; je vous invite à l'indulgence.Jugez vous même de l'intérêt de ce voyage, découvrez "La malle de l'!nde" & les "!ndianeries", puis les voyages qui ont suivi, les humeurs de l'entre deux, le "Survivre au travail". Mon engouement à prendre mon temps, à cultiver la rencontre, le "rien faire", pour un hyperactive n'a plus jamais entamé mon goût "du partir" pour mieux revenir.